J’ai hérité d’une maison… et maintenant, qu’est-ce que j’en fais ?

Héritage : vendre ou conserver

Avant de vendre, regardez bien la maison

Et si vous la louiez ?

La conserver pour la louer peut être une possibilité lorsque le bien s’y prête et que le projet est économiquement cohérent.

Mais il ne suffit pas de regarder le loyer possible. Il faut intégrer les travaux, la fiscalité, l’entretien, l’assurance, les périodes sans location et le capital immobilisé. Une maison héritée peut donc devenir un patrimoine locatif intéressant… ou une charge difficile à justifier.

La bonne question n’est pas seulement « combien puis-je louer ? », mais plutôt : « ce projet est-il cohérent avec ce que je veux faire de mon patrimoine ? »

Faut-il vraiment la conserver ?

Conserver une maison familiale peut avoir du sens. Mais il est aussi possible de conserver la valeur patrimoniale autrement, notamment lorsque plusieurs héritiers n’ont pas les mêmes projets.

L’un peut souhaiter vendre, l’autre conserver ou racheter les parts des autres. Dans une situation d’indivision, les décisions doivent donc être regardées à la fois sous l’angle immobilier et familial.

Il est important de distinguer la valeur sentimentale de la maison de sa valeur patrimoniale. Les deux sont légitimes, mais elles ne conduisent pas forcément à la même décision.

Et si votre parent y vit encore ?

Lorsqu’un parent décède et que l’autre continue à vivre dans la maison familiale, la situation est différente.

Les droits du parent survivant et ceux des héritiers doivent être examinés précisément avec le notaire. Selon la situation, une vente classique n’est pas nécessairement la seule possibilité. Le viager peut parfois être étudié. Il peut permettre de valoriser le bien tout en tenant compte du souhait du parent de rester dans son logement, selon les droits dont il dispose et le montage retenu.

Ce n’est toutefois pas une solution automatique. L’âge du parent, ses droits sur le bien, la valeur de la maison, le bouquet, la rente et les conséquences juridiques et fiscales doivent être examinés avec les professionnels compétents.

Le rôle du conseil immobilier est ici d’éclairer les possibilités liées au bien ; le notaire sécurise la situation juridique et successorale.

Alors, que choisir ?

Il n’existe pas de réponse universelle pour une maison héritée.

La décision dépend de quatre choses :
• l’état et la valeur réelle du bien
• les travaux et les coûts à prévoir
• vos objectifs patrimoniaux
• la situation et les souhaits des différents héritiers.

Une maison peut être vendue en l’état, rénovée avant la vente, mise en location, conservée dans la famille ou faire l’objet d’une réflexion autour d’un viager lorsque la situation s’y prête.

L’essentiel est de comparer les scénarios avant de choisir.

Ne décidez pas dans l’urgence

Après un décès, on peut avoir envie de tourner rapidement la page.

Pourtant, quelques semaines de réflexion peuvent éviter une décision prise uniquement sous la pression des démarches, des charges ou des désaccords familiaux.

Avant de vendre une maison héritée, posez-vous simplement ces trois questions :
Que vaut-elle réellement aujourd’hui ?
Que me coûterait sa conservation ?
Quelle solution correspond le mieux à ma situation et à celle de ma famille ?


Ce sont souvent ces questions, plus que la seule estimation du prix de vente, qui permettent de prendre une décision sereine.

Conseillère spécialisée succession bétonne


Vous avez hérité d’une maison ?

3 questions que l’on se pose après un héritage